‹ Poésies complètesChapitre 67 sur 127 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

.Merci! Je me retrouve en écoutant ta plainte, Celui qui souffre et vient est déjà mon vainqueur; La flamme généreuse en moi n'est pas éteinte, Rien n'y mourra jamais de ce qui fait le cœur!

Prends mon or, et par lui que ta douleur espère! Prends l'or de mes malheurs à tes maux consacré; Prends l'or de mon travail qui deviendra prospère; Prends l'or de mes plaisirs, il deviendra sacré!

Oui, ma sœur, dans ton deuil reprends une espérance; Je ne t'oublirai point, quel que soit le destin, Car nous ne sommes pas deux villes, mais la France, Et le temps d'égoïsm? est un passé lointain!

Après les jours mauvais, au sortir des abîmes, Faisons pour nous aimer des efforts plus fervents, Et du moins unissons, en comptant tes victimes, Sur les lèvres des morts le baiser des vivants!

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