‹ Poésies complètesChapitre 35 sur 104 · LES LUCIOLES · texte numérisé non relu

LES LUCIOLES

Dans l’affolement de leurs courses, De petites mouches de flamme Semblent jaillir des noires sources En resplendissants rayons d'âme;

C’est que, dans les reflets d’étoiles, Traçant sur l’eau des auréoles, Comme des filaments de voiles En feu, passent les lucioles.

Elles disparaissent dans l’ombre Avec les morts et les fantômes; Puis, soudain, surgissent du sombre Comme de lumineux atomes...

86 VEILLES DU JOUR ET DE LA NUIT

Et longtemps, sans lasser leurs ailes, Éprises de courses frivoles,

Le long des heures solennelles Passent les blondes lucioles.

LA CHANSON DES HEURES

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