‹ Poésies complètesChapitre 36 sur 104 · LA MUSIQUE DES YEUX · texte numérisé non relu

LA MUSIQUE DES YEUX

La lune se leva dans le ciel vaste et clair Et l'espace bleuit, comme sous un éclair.

Pas un nuage. Rien que les étoiles vagues,

Aux feux atténués et doux de vieilles bagues.

Et c’était beau! Plus beau qu’un rêve de vingt ans, Plein de Dieu, plein d’amour, plein des fleurs du

[printemps.

Les notes, ces rayons éblouissants ou pâles Jaillis en frissons vifs de saphirs et d’opales,

Les accords, ces couleurs, et leurs vibrations,

Ces reflets aux milliers de variations,

Mariaient leurs accents dans la nuit agrandie,

Et c’était une exquise et lente mélodie!

VEILLES DU JOUR ET DE LA NUIT

Les yeux ont leur musique et, dans le ciel profond, Ce sont les astres d’or et d’argent qui la font.

J'écoutai bien longtemps chanter le ciel splendide, Et puis, je m’endormis l’âme émue et candide...

LA CHANSON DES HEURES

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