BONHEUR RÊVÉ
J’aurai pour vous aimer des tendresses nouvelles, Des sourires plus doux des lèvres et des yeux Que vous enfermerez dans votre cœur joyeux, Comme de blancs oiseaux qu’on prive de leurs ailes.
Et vous aurez pour moi des grâces maternelles, Des baisers délicats, des mots délicieux,
Des consolations apprises dans les cieux, Avant votre venue en nos plaines mortelles.
Nous irons l’un et l’autre en l’azur infini D’un rêve intérieur que n’aura pas terni La réalité sombre au malheur condamnée.
Vous me direz: Mon frère, et je dirai: Ma sœur, En savourant l’oubli du mal et la douceur D'être l’âme qui va par la vôtre menée.
LE DÉSIR