‹ Poésies complètesChapitre 58 sur 104 · LE VENT · texte numérisé non relu

LE VENT

Le vent passe entraînant des feuilles avec lui,

Nous caressant les mains, nous baisant au visage; Rapide, il vole et tout frémit sur son passage;

II va, soufflant, geignant, hurlant, faisant grand bruit.

Il va, courbant la branche et détachant le fruit; Il va, poussant les flots heurtés vers le rivage; Il va, le vent frivole, énergique et sauvage;

Il passe, et des débris roulent au sol; il fuit.

Il va. La girouette au pignon tourne et grince. Folle, de l’Est au Nord; et, sous la tuile mince, Sifflant, il s'insinue et la fait palpiter.

Entre lui des instants naissent de paix profonde. Tout, petit à petit, cesse de s’agiter...

Ainsi passe la gloire instable de ce monde.

LA CHANSON DES HEURES

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