PROSOPOPÉE D'OSTENDE
STANCES
1 ROIS ans déjà passés, théâtre de la guerre. J'exerce de deux chefs les funestes combats.
Et fais émerveiller tous les yeux de la terre. De voir que le malheur ne m*ose mettre à bas.
A la merci du ciel en ces rives je reste, Où je souffre Thiver froid à l'extrémité ; Lorsque l'été revient il m'apporte la peste.
Et le glaive est le moins de ma calamité.
Tout ce dont la Fortune afflige cette vie, Péle-méle assemblé, me presse tellement.
Que c'est parmi les miens être digne d'envie. Que de pouvoir mourir d'une mort seulement.
Que tardez- vous. Destins ? ceci n'est pas matière Qu'avecque tant de doute il faille décider ; Toute la question n'est que d'un cimetière :
Prononcez librement qui le doit posséder.