‹ Poésies complètes, avec préface, notes et glossaireChapitre 11 sur 72 · PROSOPOPÉE D'OSTENDE · texte numérisé non relu

PROSOPOPÉE D'OSTENDE

STANCES

1 ROIS ans déjà passés, théâtre de la guerre. J'exerce de deux chefs les funestes combats.

Et fais émerveiller tous les yeux de la terre. De voir que le malheur ne m*ose mettre à bas.

A la merci du ciel en ces rives je reste, Où je souffre Thiver froid à l'extrémité ; Lorsque l'été revient il m'apporte la peste.

Et le glaive est le moins de ma calamité.

Tout ce dont la Fortune afflige cette vie, Péle-méle assemblé, me presse tellement.

Que c'est parmi les miens être digne d'envie. Que de pouvoir mourir d'une mort seulement.

Que tardez- vous. Destins ? ceci n'est pas matière Qu'avecque tant de doute il faille décider ; Toute la question n'est que d'un cimetière :

Prononcez librement qui le doit posséder.

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