‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 13 sur 74 · SOMMEIL · texte numérisé non relu

SOMMEIL

Bt regarde! Les vents eux-mêmes n'ont plus d'aile. Ils dorment. Oh! comme eux, closta pauvre aile, hélas! Puisque la blanche mer repose et que près d'elle La grève blonde étend son corps humide et las.

Et le soleil aussi s'endort. Des clartés fauves Vont s'épandant du lit où le dieu s'est couché. Sur les récifs tournoie un dernier vol de mauves ; Un grand sloop file au ras des eaux, le mât penché.

Et son éperon lisse et fm comme une lance Pique les flots cabrés qui hennissent autour ; Et c'est du haut du pont un matelot qui lance Au clocher entrevu Vbollaï du retour.

Et rien, plus rien ! Le bec enfoui sous son aile, Seul, un héron qui dort s'éveille au cri jeté, Darde sur l'horizon l'éclair de sa prunelle Et reprend tout d'un coup son immobilité.

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Chaque soir, fais ton examen de conscience.

{La Vie dévoie.^

Les jours lumineux de nos fiançailles, Les beaux jours que rien n'est venu ternir, Mon cœur, ô mon cœur, comme tu tressailles A leur souvenir!

O la triste vie, ô la vie amère, Comme j'ai souffert avant ces jours-là Hélas ! à part toi, ma mère, ma mère, Qui me consola ?

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