‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 14 sur 74 · MEMORANDA · texte numérisé non relu

MEMORANDA

Songes-y, mon cœur, ô cœur fier de battre, Songe à ce passé plein de désarroi.

Les remords confus qui hantaient mon âtre, Rappelle-les-toi !

Et toute ma vie et ses équivoques, Mes longues erreurs à travers l'amour, Il faut, ô mon cœur, que tu les évoques Chacune à son tour.

Car elle a tout su des maux que tu caches, Un par un compté mes pas inquiets, Et tu serais, toi, le dernier des lâches Si tu l'oubliais.

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. . . Où planent, évaporéi Les jeunesses des vieux lilas.

Sully Prudhomme.

Il neige à nos vitres glacées ; Mais viens ! Durant les mauvais mois, Les âmes des fleurs trépassées Habitent encore dans les bois.

L'air s'imprègne d'odeurs plus douces.

Voici le lilas et voici, Avec la silène des mousses, La fleur dolente du souci

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