ARIETTE DAUPHINOISE 2O
— Quel est ce rébus ?
Dites-vous, Nanette, Ma fine brunette Aux beaux yeux lilas.
— C'est qu'au Vapellas Vous m'aimiez encore, Et c'est qu'à Montmaure Vous ne m'aimiez plus.
(Sur la route de Lus-la-Croix-Haute.)
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Adieu, mon joli cœur de rêve !
Souvenez-vous du Val-André Et de l'heure exquise et trop brève Où le soir mourait sur la grève Comme un andante de Fauré.
D'où veniez-vous, mon gentil page ?
De Criquetot... ou de Paris ?
Moi j'arrivais d'un long voyage Au pays des cœurs en veuvage, Au pays des cœurs défleuris.
AUNENORMANDE 211
C'est là-bas sur une âpre côte, Chez un vieux peuple aux yeux d'enfant. A basse mer comme à mer haute, L'amour à toute heure y sanglote :
Rien qu'à l'ouïr, le cœur se fend.
Avant que le ciel ne se brouille, Partez, mon cœur, mon cœur joli.
La brume file sa quenouille ; Craignez l'automne aux doigts de rouille, Tisseurs de silence et d'oubli.
L'qAJJUT
A Maurice Lanmereau.
Le marais dort, crispé d'un gel tardif. Au loin, Dans la brume qui s'épaissit et se dilate Tour à tour, la Sologne étend sa glèbe plate... Nous sommes là depuis une heure, l'arme au poing.
Et tout à coup, tandis qu'une étoile clignote, Puis deux, puis trois, puis des centaines, des milliers, Voici qu'éclaboussant de pourpre les halliers Jaillit sur l'horizon la lune solognotte.