‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 52 sur 74 · ARIETTE DAUPHINOISE 2O · texte numérisé non relu

ARIETTE DAUPHINOISE 2O

— Quel est ce rébus ?

Dites-vous, Nanette, Ma fine brunette Aux beaux yeux lilas.

— C'est qu'au Vapellas Vous m'aimiez encore, Et c'est qu'à Montmaure Vous ne m'aimiez plus.

(Sur la route de Lus-la-Croix-Haute.)

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Adieu, mon joli cœur de rêve !

Souvenez-vous du Val-André Et de l'heure exquise et trop brève Où le soir mourait sur la grève Comme un andante de Fauré.

D'où veniez-vous, mon gentil page ?

De Criquetot... ou de Paris ?

Moi j'arrivais d'un long voyage Au pays des cœurs en veuvage, Au pays des cœurs défleuris.

AUNENORMANDE 211

C'est là-bas sur une âpre côte, Chez un vieux peuple aux yeux d'enfant. A basse mer comme à mer haute, L'amour à toute heure y sanglote :

Rien qu'à l'ouïr, le cœur se fend.

Avant que le ciel ne se brouille, Partez, mon cœur, mon cœur joli.

La brume file sa quenouille ; Craignez l'automne aux doigts de rouille, Tisseurs de silence et d'oubli.

L'qAJJUT

A Maurice Lanmereau.

Le marais dort, crispé d'un gel tardif. Au loin, Dans la brume qui s'épaissit et se dilate Tour à tour, la Sologne étend sa glèbe plate... Nous sommes là depuis une heure, l'arme au poing.

Et tout à coup, tandis qu'une étoile clignote, Puis deux, puis trois, puis des centaines, des milliers, Voici qu'éclaboussant de pourpre les halliers Jaillit sur l'horizon la lune solognotte.

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