‹ Poésies complètesChapitre 107 sur 115 · NOCTURNE · texte numérisé non relu

NOCTURNE

Laisse tes yeux s'emplir des prestiges nocturnes; Attends à ton balcon, gouache d'un fin croissant, Que la noire alchimiste ait versé dans leurs urnes, Goutte à goutte, son élixir phosphorescent.

Tu le rapporteras, étincelant et sombre, Dans la chambre oii mes bras t'enlaceront sans bruit Et je croirai baiser sur tes yeux d'or et d'ombre Tout le mystère de la Nuit.

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