‹ Poésies complètesChapitre 40 sur 115 · NOËL DE MENDIANTS · texte numérisé non relu

NOËL DE MENDIANTS

A Léon Durocher.

Salut et joie à ceux d'ici!

Congédiez votre souci, Maîtres, serviteurs et servantes.

Femmes, c'est assez de travaux; l^endez au mur les écheveaux De laine et de chanvre nouveaux; Arrêtez-vous, ô mains savantes.

(i) D'après divers noëls populaires bretons recueillis par La Villemarqué, N. Quellien, etc., et en usage principalement chez les petits quêteurs ambulants de la « part à Dieu t. . V. l'Ame bretonne.

Sy

Jésus est né! Jésus est né!

O jour à jamais fortuné!

Chrétiens, en ce jour délectable, Est-il quelqu'un, prince ou manant, Qui ne tressaille en apprenant Que l'Homme-Dieu, minuit sonnant, Est descendu dans une étable?

Nous sotnmes pauvres comme lui; Mais sur nous son étoile a lui, Si douce qu'il n'en faut plus d'autres. Nos houseaux sont tout décousus.

Ah! que de maux nous avons eus!

Mais c'est parmi nous que Jésus Elira demain ses apôtres.

Chrétiens de l'Arv'or, bonnes gens,

Il faut aider les indigents.

Nous ne demandons pas grand'chose :

Un peu de viande, un peu de pain,

Trois noyaux avec un pépin

Et, pour fleurir notre aubépin.

Un bout de ruban vert ou rose.

Jésus en échange, chrétiens.

Vous accordera pour soutiens

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