‹ Poésies complètesChapitre 73 sur 115 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Soudain la mer s'est apaisée.

On entend au loin siffler les halbrans. Est-ce avril qui naît parmi la rosée?

La dune est comme une épousée Avec ses bouquets de joncs odorants...

(Les voix s'éloignent. Gwion, aux derniers mots, s'est redressé. Stupéfait, il regarde autour de lui : une floraison merveilleuse vient d'éclore sur la dune et qui, dans sa houle odorante, lui dérobe la fée endormie.)

GWION

C'est vrai. Qu'arrive-t-il et par quelle merveille Tout un printemps se lève à l'appel de mes yeux? O spectacle prestigieux!

Rêvé-je ou si je veille?

(Tonnerre, éclairs. Myrdhynn, dans un buisson de feux, surgit à la corne d'un rocher.)

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