‹ Poésies complètesChapitre 88 sur 115 · A UNE NORMANDE · texte numérisé non relu

A UNE NORMANDE

C'est là-bas sur une âpre côte, Chez un vieux peuple aux yeux d'enfant. A basse mer comme à mer haute, L'amour à toute heure y sanglote :

Rien qu'à l'ouïr, le cœur se fend.

Avant que le ciel ne se brouille, Partez, mon cœur, mon cœur joli.

La brume file sa quenouille; Craignez l'automne aux doigts de rouille, Tisseurs de silence et d'oubli.

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