‹ Poésies complètesChapitre 13 sur 44 · SEULE · texte numérisé non relu

SEULE

LLE est morte bien jeune, elle est morte bien belle, Par un matin d'avril frileux et souriant. Douce et rêvant de Dieu, sans laisser derrière elle Les larmes d'une mère ou l'effroi d'un ensuit.

Nul ne la connaissait, car, du bout de son aile, Son bon ange gardien 'la voilait. Et pourtant Son cœur, son pauvre cœur, jusqu'à la mort fidèle, S'était pris sans espoir d'un amour éclatant.

Mais tous l'ont ignoré ; le temps de sa jeunesse, Monotone et caché, s'est enfui sans ivresse. Elle a vécu sans faste, elle est morte sans bruit ;

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