‹ Poésies complètes de Alfred de MussetChapitre 1 sur 110 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

Ce livre est toute ma jeunesse ; Je Tai fait sans presque y songer.

11 y paraît , je le confesse, Et j'j^urais pu le corriger.

Mais quand lliomnie change sans cesse*, Au passé pourquoi rien changer?

Va-t'en, pauvre oiseau passager , Que Di^u te mène à tpn adresse !

Qui que tu sois qui me liras,

Lis-en le plus que tu pourras ,

Et ne me condamne- qu'en somme.

•■• Mes premiers vers s<$ht d'un enfant , Les ^conds d'un adolescent,'* Les derniers à^peine d'un homme.

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