‹ Poésies complètes de Alfred de MussetChapitre 11 sur 110 · LAETITIA · texte numérisé non relu

LAETITIA

Qu'il viendrait.

CAMARGO

Élait-il seul?

LiETlTIA..

Avec un abbé. —

CAMARGO

Qui se nomme...?

L^TITIA.

Je ne sais pas. -^Un gros, joufflu, court, petit homme.

GAMARGO.

Laetitia !

L^TITIA.

Madame?

Approchez un peu. — J'ai, Depuis le mois dernier , bien pâli , bien changé , N'est-ce pas? Je fais peur. — Je ne suis pas coiffée; Et vous me serrez tant, je suis toute étQuiTée.

LiETrriA.

Madame a le plus beau teint du monde ce soir.

CAMARGO

Vous croyez? — Relevez ce rideau. — Viens Tasscoir

Près de moi. — Penses-tu , toi , que, pour une femme , G^est un malheur d^aimer — dans le fond de ton Ame?

LiETITIA.

Un malheur, quand on est riche!

l'abbé, dan9 la rue.

Hum!

CABIARGO.

N'entends-tu pas Qu^on a toussé?— -Pourtant ce n^était point son pas.

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