SONNET
Que j'aime le premier frisson d^hiverl' le chauiiie Sous le pied du chasseur refusant de ployer ! Quand vient la pie aux champs que le foin vert entbaume, ku fond du vieux château s' éveille Je foyer;
C'est le temps de la ville. — Oh! lorsque, l'an dernier , J'y revins, que je vis ce bon Louvre et Aon dôme, Paris et sa fum^ , et tout ce beau royaume (J'entends encore au vent les postillons crier ) ,
Que j^aimais ce temps gris, ces passants, et la Seine Sous ses mille falots assise en souveraine !
J'allais revoir l'hiver. — Et toi , ma vie , et toi ,
Oh! dans tes longs regard» j'allais tremper mon âme; Je saluais tes murs. — Car, qui m'eût dit, madame, Que votre cœur sitôt avait changé pour moi?
Août 183».