‹ Poésies complètes de Alfred de MussetChapitre 54 sur 110 · ACTE crNQUlEME · texte numérisé non relu

ACTE crNQUlEME

SCËNE I.

Arrose ton bautjui't des pleurs de tes compagnes ; Fleur de natrc„çoiii'Oiine, oi) va t'eu atractiêr.

.'■ .LES FEMUES. ■

Vierge, h ton beau guer4er nôusaHons t« conduire. -. Noua le dëpouillcraiis du manleau virginal.

Bientôt les d»(U secrCth qu'il nous reste à te dire Feront trembler ta main sons l'anneau nuptial.

LES VIEBOES. •-

L'écho n'entendra plus ta chanson dans la plaine; Tu ne jetteras plus n toison des béliers Sous les lions d'airain, pitres de la fontaine, Et la neige oHblira la forme de tes pieds.

Que ton visage esl beau! comme on y voit, ma cbcrc, Le prcAlier'des attraits, la. beauté du bonheurl Comme FiTink' va ^aimcr! 'Comme tu vas loi plaira, ma belle Diane, û ton hardi chasseurl

DétDAMIA.

Je souiTre cepeadaat. — Si tous me trouvez belle , Dites-le-lui, mes sœurs, il m^en aimera mieui.

. Mon Dieu, je voudrais l'être, afin qu'il fût heureai. Ne me comparez pas à la jeune immortelle :

Hélasr! de ta beauté je n'ai que ta pâleur, Diane, et mon front la doit à ma douleur.

Ah ! comme j^ai pleuré I comme tout sur la terre

^1%urait autour de moi , quand mon Charle avait fui 1 Comme je m'asseyais à côté de ma mère

. Le cœur gros de soupirs ! — Mes sœurs , dites le»lui.

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