‹ Poésies complètes de Alfred de MussetChapitre 61 sur 110 · TOUTES DEUX A UL FOIS · texte numérisé non relu

TOUTES DEUX A UL FOIS

Grand Dieu ! le même nom !

NINETTE

Ma <^ère , l'on nous joue !

NINON

Quelle horreur !

NINETTE

JVn mourrai.

NINON

Faut-il âtre effronté !

NINETTE

Flora me paira cher pour Tavoir apporté !

NINON

Ge beau collier sans doute était sa récompense. Hélas 1

NINETTE

Hjêlfis!

NINON

Ma chère , à présent que j'y pense , C^est lui qui Va suivie , hier , au parc anglais.

NINETTE

C'était lui qui chantait. ...

Tu le sais?

NINETTE

J*écoutais.

^ • * NINON

Je 1^ trouvais si beau !

NINETTE

Je Ta vais cru si tendre !

NlItON.

Nous lui dirons son fait, ma chère, il faut l'attendre.

NINETTE

Je veux bien; restons là.

NINON

Comment crois-tu qu'il soit?

NINETTE

Brun , avec de grands yeux. Il n'a pas ce qu'il croit; Nous niions nous venger de la belle manière.

NINON

Brun, mais pâle. Je crois que c'est un mousquetaire. Nous allons joliment lui faire la leçon. "

NINETTE

Bien tourné, la main blanche, et de bonne façon. ^ C'est on monstre, ma chère, un être abominable!

NINON

IjCs dent^^belles , Tœil vif. — Un monstre véritable. • Quant à moi , je voudrais déjà qu'il fût ici.

NINETTE

Et le parler si doux ! — Je le voudrais aussi.

Pour lui dire en deux mois...

* SIÎiETTE.

Pour lui pouvoir apprendre...

NINON

Et Tair si langoureux qu'on pourrai l s'y méprendre!...

4 NINETTE

Àh ! mon Dieu , quelqu'un vient; j'ai cru que c'était lui.

• NINON. j.

C'est lui , c'est lui , ma chère. *

( SUviùsntre, le visage couvert de tor¥ manteau , et l'épée à la main, ) * » «

NINETTE , voyant qu'il hésite, ^

Entrez donc par ici.

(Irus entre Vépée à la mfiin d'uii eôté^ le duc Laërte

de Vatitre.) mus.

Holà , quel est ce bruit?

LAERTE

Holà , quel est cet homme?

( Làërte et Silvio croi^t Vépée, )

iRUS , s' interposant.

Monsieur , demandez-lui sMl est bpn gentilhotnme.

LAi£RTE, donnant dans V obscurité un coup de plat

d^épéeà Irus, m

N^n , non , c'est un voleur !

iROs , tombant, w* Aye 1 aye ! il Éi'a tué.

( Flora jette par la fenêtre un seau d'eau sur loJt&e

d'irus. )

Au secours ! on m'inonde. Ah 1 je suis tout mouillé 1

( Laërte et Silvio se retirent, )

NINON

Qu'est devenu Silvio?

UrÇ SPECTACLE DANS UN FAUTEUIL. 243

Nl^ETTE.

Je ne vois pas mon père.

{Elles cherchent j et rencontrent Irus. )

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