‹ Poésies complètes de Alfred de MussetChapitre 65 sur 110 · I.AERTE · texte numérisé non relu

I.AERTE

Âh ! voilà ce matin par où soufQe le vent?

NINETTE

Mon père et monseigneur, vos fllles sont damnées. Elles n'auront jamais que leur Dieu pour époux.

LAfRTE.

Voyez , mon cher Irus , jusqu'où va votre empire.

On prend toujours le mal pour éviter le pire.

Mqi^ filles aiment mieux épouser Dieu que vous.

Levez- vous , mes enfants; — je suis ravi , du reste,

De voir que vous aimée Silvio toutes deux.

Rentrez chez moi. — Ce jour doit être un ^i^r heureux.

Et vous, mon cher garçon , allez changer de veste.

IRUS

Ai-je du sang sur moi? Mon oreille me cuit. ^

8PADILLE. ^

Oui , monsieur.

QUINOI.A.

Non , monsieur. ^

IRUS

Je me suis bien conduit.

( Exeunt. )

Page 1