‹ Poésies complètes de Alfred de MussetChapitre 74 sur 110 · LX · texte numérisé non relu

LX

Tu m'amuses autant que Tibcrçc m'ennuie.

Cofftne je crois en toi ! que je t'aime et te hais !

Quelle pçrvei'silé ! quelle ardeur inouïe *

Pour l'or et le plaisir ! Comme toute la vie

Est diins tes moindres mots! Ali ! folle que tu fs ^t

Comme je t'a iijfierais demain , si tu vivais! t*

En vérité, lecteur, je crois que je radote.

SrtoiiC ce que je dis vient à propos de botte ,

Comment goûteras-tu ce que je dis de bon ? -

J'ai fait tin hiatus indigne de pardon;;

Je comple+d-dessus rédiger une note.

J'en suis donc à le (fira... Où diable en suis-jedonc?

LXH. ^

'î' Jr^ voijà. —Je disais^qu' Hassan , près d'une femme , , Étlait très-expansif — il voulait tout ou rien. Je con fesse j^pour^oi^ que je ne sais pas bien Coinipent on peut donner le corps sans donner t'âme^ L'un étant la fumée , et l'autre étant la Uamme. • . Je ne sais pas non plus s'il était bon chrétien ;

J(i.iiesais même pas quelle était sa croyance ^ . Ni quel secret fl tendre il avait confié ,

I Scittgréui^rcc à qui on atlribu» la Véaus.

it'ciiFMhce,

'Me eilrnvnQiiii

M:iia«nnn, cprUiin «nir qu'il ne «nvail que fuirc, Se Irouvaiil mal eu Iraiii vis-à-vis de son veri*e , " Pour Dicr un quoct d'heure il pril mnnsicur GallaiiJ. Diru voulut qu'il y vit (WMime quoi le sullau Einopit loua ios jours une sullane en (erre — Et ce Tut lii-dessuB qu'il se fit musulmiin.

Tous les premiers du mni>k, un juif aux mnins crochu Amenait chez Hassan «teiix jeun^ fillnt nue«. Tous les derniers du mois on leur donnait un bain, Un déjeuner, un voile, un sequin dai» In main,' El puis on les priai! d'aller courir les rues : Sjsiémc assurcmsnbaui n'a rien d'inhumain,

C'était ainsi qu'llassan , quatre fois par semaine. Abandonnait son ilme au doux plaisir d'aimer. Kesachant^as le turc, il se livrait sans peine ; A son.aise en français il pouvait se pâmer.

I.e lendemain , bonsoir. — Une vieille Égyptienne Wunil ouvrir la porte au maître , el la fermer.

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