‹ Poésies complètes de Alfred de MussetChapitre 76 sur 110 · VU · texte numérisé non relu

VU

Eh I depuis quand un livre est-il donc aulre chose , Qbi le rêve d'un jour qu'on raconte un in ■lanl ; ^n oieç qu gui gaiontlte et s'envole , — une rose Qu'on l'espire^ftqu'oD jelle, elqui meurt en tombant; ~l/'n ami qu'ion aborde, avec lequH «n cause, Moitié lui répondiiMl,et moitié l'éeoutaal?

UN SPECTACLK DANS UN FAJITEUIL. 276

Aujourd'hui, par eiemple, il plaît â ma cerïelli' Dp rimer en aitaiDS le c«nle que voici.

Va-l-on lematlrailercl lui chercher querelle? Est-ce M faute è lui si je l'écris ainsi?

ByroD, me dîrez-vous, m'a servi de modèle.

Vourne savex donc pas qu'il imilait Puici?

Liaei les Italiens, vous verrez s'il les \ole. Rien n'appartienl A rJen, tout appartient à tous. Il faut être ignorant comme uu maître d'école Pour se flatter de dire une seule parole Qua pei-gonne ici-bas u'uit pu dire avant vous. C'est imiter quelqu'un que de planter des choux.

Ah! pauvre Lafor^l * qui i Quels vigoureux soufDet Au peuple travailleur di Molière t'écuulait lorgqu Quel mépris des humaii Dont tu lui baptisais ses

Une te lisait pas, dit-on , les vers d'Alceste; Si je les avais faits , je le les aurais lus. L'esprit et les bons mots auraient été perdus ; Mais les meilleurs accords de riiistrunient céleste Seraient allés au cœur comme ils en «ont venus J'aurais dit aui bavards du siècle : " A vous le reslo. «

Pourquoi donc les amonts veillent-ils nuit ri jour? l^qiprqiioi donc le |H>cle aime-l-il sa soulTraiict? Que dnijandcnt-îU donc lous les dciii en rcluur? Une larme , à mon Dieu I voils leiii' récompense ; Voilii pour eux le ciel , la gloire et l'cloqueiiee , 'El'pw là k génie r»t semblable il l'amour.

xm.

Uon premier clianl est foil. — Je viens de le relire. J'ai bien maU^upliqui^ ce i|ue je \oulais dire ; Je n'ai pas dit ue> mot de ce que j'aurais dit Si j'avais fait un plan une heure avant d'érrirc ; Je crève de dûgnlil, de l'âge et dedépîl.

ie croîs en \évUé i[ue j'ai fait de l'cspril.

Deux Borl rc .-

L'uii,bef nela vipère,

HauUiin, ,

Ne laissai liro

Que l'écoi ssion

Faisant u on ;

Corrompant sans plaisir; atnoureux de lui-même.

Et, pour s'aimer toujours, toulanl toujours qu'on l'nimc;

Regardant ftu soleil son ombre se mouvoir ;

Dés qu'une sourre est pure, et que l'on peut s'y voir,

VeiianI, comme Narcisse, y penijierson front blême,

Et chereluT la douleur pour s'en faire un miroir.

Son idéal, c'e .11 scregardei Car il faut qu K Cet lipmme Auûiur de ce 11 est l'axe du

Avec lui, n

11 jette un < ;

Il rôde, en

Un amanl ]

Peut serref

Qui paurr;(tl se vanter d'avoir surpris son hiiicX L'élude de Ea v ie «st d'en cacher le fond. . . On eu parle, — on i>if pleure, — on en rit, — ijuVn \oit-on? Quelques duels oublies, quelques soupirs de femme, Quelque joyau de prii sur une épaule idràiiic, . Quelque croix de b(^ nnir sur un lortibeau sans nom.

Hais comme tout se tait dé; qu'il i ienl A pai'sili'o ! Clarisse l'aperçoit,. et commenceà souffrir.

. CoinincileslbeinilbrillanlIcoiniTieils'annoitcr en maître! Si Clarisse s'indigne et tarde à consentir , Il dira qu'il se lue, — lise tuera peu), être; — Hais Clarisse aime mieux le sauver, et mourir. !4

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