‹ Poésies complètes de Alfred de MussetChapitre 80 sur 110 · XXXI · texte numérisé non relu

XXXI

Quatre Clles do pripce'ont demandé saMnain^

Sachez que s'il voulait là reine pour maitressej -

Et trois paluis.de plup, il les aurait demain v

Qu'un juifdeviepdràit cl|auve à compter sa richesse ,*"

Et qu'il paiurrait jclpr ,-saris (fue'rien n*en' paraisse , ^ '

Vos blé» de. sqs moissons aux oiseaux dy chemin. ' ' Tt .

. [fs SPECTACLE DANS UN FAUTEUIL. 581

n« .les taveroes d'uu poâlc assie; ■ssoarcils;

SXXIII. ' ■

"■■•-■ Voua le vprm sauter sur l'éclielle dorée , Pour courir.dans un bouge au sorlir d'un boudoir , Poriflnt sa lùvre ardente à In prostllui^ ,

. *Avaiil ipi'i. guii liatcou duiiê Êlvire éplorûc , *

Dans ta [irorondc nuit croyant cncor le voir,

, iu cc»BÉ d'agilor sa lamftu et son inouvlioir.

Vous le verrez , laqiîitU pour une chambrière , Cavhaiiï sous ses habUs son valet Rreloltant ; Vous le verrez ,*tranq4iiUe et Troid eoimnc Pousser dans les ruisseaux le cadavre d'un El laisser le vicilUrd Iraîni^r ses inaiits du liur des murs chauds encor du vi»l do son

Que dii'ez-voMS alorsï Ah ! vous croircx pei ■ }uc le monde a blessé ce CŒur vaste et hautain, QOe c'est quelque Lara qui se sent inéconnallre, Que i'huininc a mal jugé, qui sait ce qu'il peut èlre, El qui, s'apercevanl qu'il léserait en vain , Hcnd haine c^fijre haiuc , iH dédain pour dédain. S4-

xxxn. ■ -

Eh bienlvugs vou«lri>m|>cz.-'JaiiiaispiTstiiincuu monde

N'a peDsémoJtisque lui qu'il éUiftflublié. , ,

Jamais il n'a frappé sans qu'oD ne lui réponde ;

Jamais il n'a «eiiii l'incoitslnucc de l'onde', ' , ' , '

El jamni» il n'a vu se drfsser sous son pié - '

]je vivace serpent de ta fausse umilié. ' ,

Quu di»-jc? lel qu'il esl, le monde faiine encore; Il n'a perdu chez lui ni ses biens ni sou rang. Devant Dieu , devant tous , il s'assoit à son banc. Ce^u'il a fait de mal , personne ne l'ignore; On connait son géuie, on l'admira, on l'honore -~- Seulement, vo^ex-vous, cet homme, c^est don Juau. ,

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