‹ Poésies complètes de Alfred de MussetChapitre 87 sur 110 · XVII · texte numérisé non relu

XVII

H fallait les étend Pour trouver à ti L'aT^lc au coin du feu , les enfants au berceau I

toi, Père itntriorteh! dont le fllss'est.faithou^e, Si jamais ton jour vient, Dieu ju^te, ôDieu vengeur!. J'oublie à tout moment que je suis gentilhomme; Revenons il mon fait : louL chemirl mène à IteiTie. ', Ces pauvres paysans (panJonne-moi, lecteur) , Ces pauvres paysans, je les ai sur le cceur.

Me void rfone A Bade : et vous pensez sans donlr, Puisque j'ai cainmcncé par vous parler du jeu. Que j'eus pour premier soin d'y perdre quelque peu. Vous ue vous trompez pas , je vous en fais l'aveu. De même que pour mettre une armée en déroute , Il ne fïut qu'uu poltron qui lui montre I9 roate ,

De 1 , il ne faut qu'un éou

Qui reste est perdu,

ïou lelque ressemblance

Aui moutons de Panurge ', au premier qui commence , VoHù Panurge à sec, et son Irouptau tondu, Ilélas! le premier pas se fait sans qu'on y pense.

Ma poche est comme une île escai^ée et sans bord* ; On n'y saurait rentrer quand on en est dehors, A» moindre SI cassé , l'écheveau se dévide :

Eulratnement funeste , et d'autant plus pesflde, Que j'eus de tous les temps le sainte horreur du vide, £1 qu'après le combat je rêve a tous mes morts.

Un soir, venant de perdre une bataille honnête,

Ne possédant plus rico qu'un grand mal à la tète ,

Je regardais le ciel , étendu sur un banc ,

Et Songeais, dans mon âme , aux héros d'Ossian.

Je pensai lout à coup à foire une coiiquÔto;

Il tressailli ton moi des phrases de roman.

)l ae faudrait pourtant, me disais-je à moi-même, Qu^une permission de notre Seigneur Bieu , Pour quMl \int à passer quelque femme en ce lieu. Les bosquets sont déserts; la chaleur est elttrême ; Les vents sont à Tamour ; Thorizon est enieii; làouie femme, ce soir, doit désirer qu^on Taime.

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