‹ Poésies complètes de Alfred de MussetChapitre 90 sur 110 · XXXVIII · texte numérisé non relu

XXXVIII

*^ Jamais le voile blanc de la mélancolie ^Ne fut plus tra;isparent«tir un sang plus vermeil. Je m'assis auprès d'elle , et parlai d'Italie ; Car elle connaissait Le pays sans pareil.

Elle en venait, hélas! à sa froide patrie Rapportant dans son cœur ufi rayon de soleil.

* XXXIÎC.

Nous causâmes longtemps; me était simple et bonne.

Ne sachant pas le mal , elle faisait le bien ;

Des richesses du'cœur elle me fît l'aumône ;

Et tout en écoutant comme le CQSur se donne ,

Sans oser y penser, je lui donnai le mien ; * *

Elle emporta ma vie, et n'en sut jamais rien.

338 VOKSli:S NOUVELl.ES.

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