‹ Poésies complètes de Alfred de MussetChapitre 91 sur 110 · XLI · texte numérisé non relu

XLI

Elle me fit asseoir avec un doui sourire.

Je ne sais quel caprice alors la conseilla ; " :

E41e étendit la main et me dit : louez là.

Par ^çt auge aux«^eni bleus je me laissai conduire ,

Et je n'ai pas besoin , mon ami , de vous dire ' -t

Qu^avec quelqiies louis' mon numéro gagna. '

Nous jouâmes ainsi pendant une heure entière/ ^ Et je vis devant moi tomber tout un trésor :

Si c^était rouge ou noir, je ne m'en souviens guère; Si c'éUiit dix ou vingt , je n*en sais rien encor; Jepartais pour la France , elle pour VÂngleterre , Et je sortiâTde là les deux mains pleines d'or.

XLUL

Quand je rentrai chez moi , je vi$ cette richesse. Je me souvins alors de ce jour de détresse Où j'avais à Tenfant donnç mes deux écus'.

C'était par charité : je 1^ croyais perdus.

De felui qui voit tout je compris la sagesse ; La mère , ce soir-là , me les avait rendus.

Lecteur , si je n'ai pas la mémoire égarée, * Je f ai promis, je crois, en commençant ced , Tne bonne fortune : ellç finit ainsi. • Mon bonheur, tu le vois, vécut une soirée; J'en connais cependant de plus longue durée Que je ne voudrais pas. chapger pour celiy-ci.

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