‹ Poésies complètes de Alfred de MussetChapitre 95 sur 110 · LE^0£TE · texte numérisé non relu

LE^0£TE

Puisque Toiseau des bois voltige et chaitte|?j^core V

Suiï Jl branche où ses œufs sont brisés dans le nid ; ^Tuisque la fleur dëb champs entr'ouverte à Taurore, Voyant syr la pelouse une autre^fleur éclpre, S'incline sans murmuire ^ to^y^bb avec la nuit;

Puisqu'au fond des forêts, sous les toits de verdure, On entend le bois mort craquer dans le sentier-^ Etpuisqu'en traversant riînn)ortelle nature, L*llomme n'a su trouver de science qui dure, Que de marcher toujours , et j^uj[Qurs oublier ; •

Putoque, jusqu'aux rQcheîps, tout se change en p&Ussière ; Puisque tout meurt eetsoîr p^^ur revij^re demain ;. Puisque c'est un engilris que le meurtre et la guerre ; Puisque sur une tombe on vo^ sortir ^e tevvfi' Le brin d'herbe sacré- qiu^u» donne le pain ; ^

^ museJquKî, m'importe ou lajnort ou'la^vi J'aime, et je veux pâlir; j*aime, et je veux^

J'aiino, et pour un baiser je donne mon génie; . *ra!me , et je veux sentie ^ur ma joue amaigrie " Ruisseler une source- impossible à tarir. «

J^aime, et je sevix chanter la joie et la paresse, Ma folle expérience et mes soucis d^uii jouiv, Et je veux raconter et répéter sans cesse Qu''aprés avoir juré de vivre sans maîtresse, J^ai.fait ferment de vivre ef de mourir, d^amour.

Dépouille devant tous Porgueil qui te dévore, Çç^ur gonflé d'amertume et qui t'es cru ferme. "Aime, c^fu renaîtras; fais-toi fleur, pour cclore : Après avoir souffert, ilfaut souffrir encore ; ^ Il fùqt aimer sans cesse ,' après avoir aimé.' ' ♦

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