‹ Poésies complètes de Arsène HoussayeChapitre 12 sur 102 · LA VIEILLE CHANSON · texte numérisé non relu

LA VIEILLE CHANSON

ma jeunesse envolée,

Ha montagne où tant j'aimais,

Ma solilaire vallée !

J'ai tout perdu pour jamais.

Insensé! j'ai Tui ma mère; J'ai semé parloul le deuil, Pour gravir la roche amère Où ¥8 se briser l'orgueil.

Ma vie est déjà fanée

Comme l'herbe du chemin ;

La jalouse destinée

A voile mon lendemain.

ma sœur! sur la colline Nous n'allons plus, en rêvant, Cueillir la blanche aubépine Et jeter des Deurs an vent !

J'avais une douce amie, Mais la mort m'a laissé seul :

Ma belle s'est endormie.

En riant, dans un linceul.

Vin

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