‹ Poésies complètes de Arsène HoussayeChapitre 20 sur 102 · LA BEAUTÉ · texte numérisé non relu

LA BEAUTÉ

Lb beauté, coupe d'or pleioe de mauvais via.

Qu'elle élait belle à cette promenade Quand les oiseaux chautaient leur sérénade !

Pris i sou sourire divin.

Moi, conGant comme un poète, J'allais, au cliant de l'alouelte.

Rêver d'elle au fond du n

Itéve perdus I ma soeur! ô ma mère!

Croyez, croyez ma bouche encore amèrc ;

La beauté, coupe d'or pleine de ir

D,™),Prib,GOOglC

Aimons-Dous follement !

C'est la chanson, ma mie, Que chante le cœur de l'amant A chaque baltement.

La plus belle folie Sous un ciel d'Itnlie, Quand l'amanle est jolie.

C'est d'aimer follement)

Aimons-nous follement !

Qui sait aimer sait vivre :

Cueillons la fleur du sentiment.

C'est au cœur d'un amant Que l'Amour étant ivre Écrivit ce beau livre :

La science de vivre.

Aimons-nous follement 1

AimoDS-nous follement Jusqu'à la frénésie !

Que dit l'étoile au firmament, La rose A son amant,

LES SENTIERS PEBDUS

La lèvre à l'ambroisie ?

Que dit la Poésie Au cœur dii sphyni d'Asie?

Aimons-nous follemenl!

Pour chanter sous le cïcl ce que j'ai dans le ctpur. Je demandais un lu[h à la muse amoureuse, Quand ma jeune lieaulé vint, fraîche et savoureuse. S'asseoir sur mes genoux avec un air moqueur.

fl Pour accorder ainsi la raison et la rime, Ah ! que de temps perdu dans les jours précieii:i I C'est chercher le soleil quand la nuit régne aux cieux: Crois-moi, ne lasse pas Ion cœur à celte escrime.

« Ma houche n'est donc pas la coupe d'ambroisie?

Poëte, où t'en yas-tu prendre la poésie!

Si l'amour m'a tait reine, ami n'es-tu pas roi ?

H La plus belle chanson ne vaut pas, mon poëlr. Un baiser éloquent sur ma bouche muette:

La lyre, c'est l'Amour, et la Muse, c'est moi. »

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