‹ Poésies complètes de Arsène HoussayeChapitre 25 sur 102 · DE MADAME DE CABABÈRE · texte numérisé non relu

DE MADAME DE CABABÈRE

Ah t Ninon ! le beau -temps ! l'air était imprégné De folie et d'amour; le cœur était baigné Des légères vapeurs d'une aube rose et bleue ; On traînait en rêvant l'altiére robe à queue,

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NJNON. 71

On suivait Gupido, ses Heurs et son car(|Uois,

Qui TOUS montrait la route avec ses yeun narquois.

On allait follement tout à la poésie,

S'enivrant â plein cœur aux sources d'ambroisie ;

Od était sans souci du sombre lendemain,

On foulait l'herbe et non les ronces du cbemin ;

Les saints avaient U-haut bien du fil à retordre,

Car A la pomme d'Eve on savait si bien mordre '.

On n'avait pas pour rien créé les paravents,

Il fallait bien aussi repeupler les couvents :

L'esprit plein de folie et le cffiur plein d'ivresse,

Est-il rien de plus doux que de se repentir?

C'est encor de l'amour. — Oui, l'on aime à bâtir

La cellule où l'on doit prier jusqu'à la tombe.

Sur la ruine aimée où revient la colombe.

— On priait peu d'ailleurs : la mort dans le prinfemps

Vous prenait jeune et belle. Ah ! c'était le bon temps !

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