‹ Poésies complètes de Arsène HoussayeChapitre 27 sur 102 · SAULES PLEUREURS · texte numérisé non relu

SAULES PLEUREURS

Elle passe comme le vent, Ma jeunesse douce el sauvage !

Ma joie est d'y penser souvent :

Elle passe comme le vent;

D,™),Prib,GOOglC

SINON. MoD cœur la poursuit en révanl.

Quand je suis seul sur le rivage!

Elle passe comme le vent Avec l'amour qui la ravage.

Elle fiiil, la belle saison,

Avec la coupe de l'ivresse.

Adieu, printemps I adieu, chanson !

Elle fuit, la belle saison :

Plus n'irai-je au pied du buisson

Pour la muse et pour la maîtresse !

Elle fuit, la belle saison ;

Adieu donc, «dieu charmeresse.

Que de larmes ! que de regrets !

Toi dont mon Ame Tut ravie, Déjà si loin — encor si prés !

Que de larmes! que de regrets !

Mes mains ont planté le cyprès Sur les chimères de ma vie :

Que de larmes ! que de regrets !

Adieu mon cœur, adieu ma raie !

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Ne forçont poînf noire talent. Nous ne fer'wn* rien avec grâce, Un air de vertu, quoi qu'on fasse, A moius de prix qu'un air galant.

Lucrèce vaut-elie Aspasie, Et l'histoire la poésie?

Sois toujours la folle Pfinon Que l'aile de l'amour abrite ; Ne deviens pas la Haintenon Sous sa vieille coëffe bypocrilc.

D'un air sérieux et moqueur Tu parles de la conscience, Mais moi je ne crois qu'à Ion ctpur ; Je crois surtout i ta science D'aimer avec insouciance.

Ne va pas, avant la saison,

NINON

Ghenher l'tiyver de la raison ; Reste dans la molle almosphsre.

N'assombris pas ion horiioa ; Ne songe pas û te refaire Une docte virgiaité.

Rien n'est beau que la vorilé !

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