‹ Poésies complètes de Arsène HoussayeChapitre 28 sur 102 · LE TOMBEAU DE L'AMODR · texte numérisé non relu

LE TOMBEAU DE L'AMODR

Monsieur de Cupidou, grand coureur d'aventure, Qui veniez si souvent rêver sous mon balcon.

Ne vous verrai-je plus, si ce n'est en peinture?

He condamnerez- vous aux vierges d'Ilélicon?

As-tu donc oublié nos belles équipées?

Nous n'allions pas nous perdre au ciel comme Iiion. Aujourd'hui, qu'as-tu fait de tes flèches trempées Dans la coupe où Vénus buvait la passion?

Pour avoir de l'argent les aurais-tu fondues?

Ton carquois n'est-il plus qu'un sac d'écus comptés?

Qu'a84u fait de ton chœur de nymphes éperdues Conviant l'univers Bui TolleB voluptés?

Aurais-tu trépassé, dans les bras de ma belle. Sur ta double colline où la neige rougit?

Si tn ne réponds pas â monccaur qui t'appelle, Sur le sein de Hinon j'écrirai donc : Ci-gtt.

Ci-git mon jeune amour : ne pleurez pas I Sa tombe. Où déjà plus d'un cœur est veau se briser.

Est un doux Ut jonché de plumes de colombe.

— Il naquit d'un sourire et mourut d'un baiser! —

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