‹ Poésies complètes de Charles d'Orléans, revues sur les manuscrits avec préface, notes et glossaireChapitre 172 sur 272 · RONDEAU CLVII · texte numérisé non relu

RONDEAU CLVII

Ainsi doint Dieux à mon cueur joye, En ce que souhaidier vouldroye, Et à mon penser Reconfort, Comme voulentiers prisse accort A Soussy qui tant me guerroyé.

Mais remède n'y trouveroye.

Et qui pis est, je n'oseroye Descouvrir les maulx qu'ay à tort ; Ainsi doint Dieux à mon cueur joye, En ce que souhaidier vouldroye.

Et à mon penser Reconfort.

Quant je lui dy : Dieu te convoyé, Laisse m'en paix, va t'en tavoye;

172 CHARLES d'oRLÉANS.

Par ton enchantement et sort Gueres mieulx ne vault vif que mort, Je languis quelque part que soye; Ainsi doint Dieux à mon cueur joyel

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