‹ Poésies complètes de Charles d'Orléans, revues sur les manuscrits avec préface, notes et glossaireChapitre 200 sur 272 · RONDEAU CCXXXIII · texte numérisé non relu

RONDEAU CCXXXIII

Quant je congnois que vous estes tant mien, Et que m'aymez de cueur si loyaument, Je feroye vers vous trop faulcement Se, sans faindre, ne vous amoye bien.

Essayez moy se vous fauldray en rien.

Gardant tousjours mon honneur seulement, Quant je congnois que vous estes tant mien, Et que m'aymez de cueur, si loyaument.

Se me dittes : Las ! je ne sçay combien Vostre vouloir durera longuement ; Je vous respons, sans aucun changement, Qu'en ce propos me tendray et me tien. Quant je congnois que vous estes tant mien.

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