‹ Poésies complètes de Charles d'Orléans, revues sur les manuscrits avec préface, notes et glossaireChapitre 207 sur 272 · RONDEAU CCXLIII · texte numérisé non relu

RONDEAU CCXLIII

Je ne voy rien qui ne m'annuye, Et ne sçay chose qui me plaise ; Au fort, de mon mal me rapaise, Quant nul n'a sur mon fait envye.

D'en tant parler, ce m'est follie, Ilvault trop mieulx que je me taise.

Je ne voy rien qui ne m'annuye, Et ne sçay chose qui me plaise.

Vouldroit aucun changer sa vie A moy, pour essayer mon aise ?

Ne trouveroy, je l'en detïie ; Je ne voy rien qui ne m'annuye.

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