‹ Poésies complètes de Charles d'Orléans, revues sur les manuscrits avec préface, notes et glossaireChapitre 258 sur 272 · Que les jeunes partagent leur butin · texte numérisé non relu

Que les jeunes partagent leur butin

129-3. Cabuseurs. J'ignore quelle espèce particulière de farceurs, de joueurs, d'hommes politiques ou de truands, indique ce mot d'argot. On peut y chercher diverses étymologies, et j'avoue que j'ai été tenté d'y voir le mot Gabuseur, mal écrit ou mal prononcé. Le sens général du vers et du suivant est, du reste, clair : La malice ne finira pas tant qu'il y aura un Cabuseur.

Je ne puis pas non plus préciser le sens du mot entrejetteiir qui vient plus loin.

i3o-i3. Que je m'y mette pour recevoir quelques coups, vous moquez-vous !

i35-i3. On se brûle quand on est près du feu, et pour cela,

NOTES, NOTICES ET VARIANTES. 3oi

}e suis l'homma qui le fuis de mon mieux, quand je n'y trouve pas mon avantage.

i38-2. On se rappelle que Charles d'Orléans revendiquait le duché de Milan, etc. du chef de sa mère.

l38-i4. Troilus joue un grand rôle dans le poëme de Benoît de Sainte-More et dans bien d'autres poèmes au Moyen-Age. Mais nous pensons que Charles fait allusion à ce livre de Troilus que Pierre l" de Beauveau avait, à la fin du xiv^ siècle, tiré du Filostrato de Boccace. Nous avons publié ce roman qui fut célèbre au xv* siècle et dont nous avons trouvé un manuscrit provenant de la bibliothèque de Valentine de Milan.

140-14. Distribuons non avec avarice nos sourires, nos bonnes grâces.

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