‹ Poésies completes de Émile de GirardinChapitre 3 sur 82 · MAGDELEINE, CHANT II · texte numérisé non relu

MAGDELEINE, CHANT II

Souilleraient la candeur de mes rêves pieux.

Moi-même en les chantant je te ferais injure,

Mon front serait plus triste et ma bouche moins pure '

Je livre Magdeleine à tes ressentiments ;

Elle t'a méconnu dans ses tendres serments :

Le voile virginal qui protège tes charmes

Ne fut point inondé de ses pudiques larmes...

Hélas ! ton saint bandeau n'orna point ses cheveux ;

Sa main n'a point porté l'anneau d'or de tes vœux ,

Et son front sans rougeur, que la honte environne.

Ne s'est point incliné sous ta blanche couronne !

A cet affreux hymen, célébré par l'Enfer, Satan seul présida. — Sur son autel de fer. De leur amour profane on déposa la chaîne. Orgueilleux d'asservir Joseph et Magdeleine , Satan serra leurs nœuds par les démons ourdis, VA le Livre mfernal reçut leurs noms maudits.

Villiers-sur-Orge, 182.5

CHANT m.

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