MAGDELEINE, CHANT II
Souilleraient la candeur de mes rêves pieux.
Moi-même en les chantant je te ferais injure,
Mon front serait plus triste et ma bouche moins pure '
Je livre Magdeleine à tes ressentiments ;
Elle t'a méconnu dans ses tendres serments :
Le voile virginal qui protège tes charmes
Ne fut point inondé de ses pudiques larmes...
Hélas ! ton saint bandeau n'orna point ses cheveux ;
Sa main n'a point porté l'anneau d'or de tes vœux ,
Et son front sans rougeur, que la honte environne.
Ne s'est point incliné sous ta blanche couronne !
A cet affreux hymen, célébré par l'Enfer, Satan seul présida. — Sur son autel de fer. De leur amour profane on déposa la chaîne. Orgueilleux d'asservir Joseph et Magdeleine , Satan serra leurs nœuds par les démons ourdis, VA le Livre mfernal reçut leurs noms maudits.
Villiers-sur-Orge, 182.5
CHANT m.