LA TOUR 1)1' PR0I)1(;K
Dieu pardonne Torgueil qu'il vient dliiimiiiei .
On racheta son ànie à force de prier :
Une femme, enfermée en un saint monastère,
Pour lui pria long-temps, rêveuse et solitaire;
Et l'on a su depuis que dans le vieux couvent
Un ange pardonné la visitait souvent ;
Que le jour de sa mort, après la sainte messe,
Du jeune chevalier acquittant la promesse,
Cet ange était venu de la part du Seigneur
Réaliser enfin ses rêves de bonheur;
Et qu'ensemble, tous deux s'élevant dans les nues.
Ils avaient pris du ciel les routes inconnues.
On ne peut de ce fait nier la vérité;
C'est notre ancien pasteur qui me l'a raconté.
La voilà , mes enfants, cette effrayante histoire; Comme d'un saint avis gardez-en la mémoire. Un jour vous la direz à vos petits-neveux , Quand la neige des ans blanchira vos cheveux , Et , remplis du respect qu'un tel miracle exige. Ils saleront les nmis de la Tour du Prodige.
A In cliiiiiniicre de I orrnois, aoùl 1823
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