A QUI PENSE-T-IL? 3C
Un jour s'il arrive Au port sans péril , De loin sur la rive Qui cherchera-t-il i'
TU NK SAURAIS M OUBUIER.
En vain au plaisir (|in rcntiaînc
Tu livres ton cœur a^ité,
Celui qui cause tant (1(! peine
i\'a point de sinc^^re gaité
En vain, soumis à d'autres charmes,
Ton bonheur veut m'humiiier,
Dans tes yeux j'ai surpris des larmes;
Ah! tu ne saurais m'ouhlier!
Cette voix qui savait te plaire, Ce regard qui te séihiisait.
Et cette jalouse colère Qu'un mot de ta hoiiclic apaisail ;
TU NE SAURAIS M'OURLIER .i(ùi
Ce nom que le fer de tes armes Grava sur le vert peuplier, Ces chants qui font couler tes larmes, Tu ne saurais les oublier.
Jamais clans une ànie plus pure Tu n'allumeras tant d'amour !
Jamais la crainte du parjure N'alarmera moins ton retour.
Ils avaient pour toi trop de charmes, Les serments que tu veux nier ; Je t'ai vu trop fier de mes larmes , Tu ne saurais les oubliei'.