‹ Poésies completes de Émile de GirardinChapitre 78 sur 82 · A MADAME LA COMTESSE MARESCALCIII · texte numérisé non relu

A MADAME LA COMTESSE MARESCALCIII

Que Mathilde est jolie !

Je la vis quelques jouis , Et pour elle j'oublie Mes plus chères amours.

Sur un coursier rebelle Je la vis s'élancer.

A cheval qu'elle est belle !

Si belle Qu'on devient infidèle En la voyant passer.

Au bal je l'ai revue, Le front paré de Heurs.

Là, sa grâce ingénue; Attirait tous les cceurs ;

M ATHII.ni:. 385

Là , comme une ga/elle ,

Je la vis s'élancer.

Au bal, Dieu, qu'elle est belle!

Si belle Qu'on devient infidèle Kn la voyant valser.

A l'autel de Marie

Je l'ai vue à genoux ,

Et du Dieu qu'elle prie

Je me sentis jaloux .

Sur la pierre auprès d'elle

Je vins m'humilier;

A genoux qu'elle est belle !

Si belle Qu'on devient infidèle En la voyant prier.

Mais ce n'est rien encore -.

Les suaves accents De sa voix (jue j'adore Ont enivré mes sens; Sa voix brille, étincelle, On n'y peut résister.

Que cette voix est belle 1

Si belle Qu'on devient infidèb' En l'écoutant cbanter.

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