‹ Poésies complètes de J.-P. HébelChapitre 39 sur 59 · SUR LA MORT D'UN IVROGNE · texte numérisé non relu

SUR LA MORT D'UN IVROGNE

Ils viennent (Kenterrcr un homme: t'est dommage? Car à ses beaux talents, il faut bien rendre hommage. A cberther, vous feriez des efforts superflus. Des hommes comme lui; Ton n'en retrouve plus.

C'était un astronome étrange. En ses voyages, Il s'en allait toujours à travers les villages, Regardant les maisons, pour voir, le nez au vent. S'il n'apercevait pas (VE toile (') par devant.

C'était un chevalier plein de fougues sauvages; Il s'en allait toujours à travers les villages, En demandant aux gens qui restaient ébahis. Où trouver le Uon 0) et VOtirs 0) dans le pays.

C'était un bon chrétien de même, et des plus sages; Il s'en allait toujours à travers les villages, Faisant ses stations, par les jours les plus froids, Si tôt que, quelque part, il voyait une Croix 0)-

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A travers tant de saints et longs pèlerinages,

Il fréquentait tmijoiirs les plus grands personnages.

Et véeut toujours, grâce à sa célébrité,

Même avec les Trois Rots (') en grande intimité.

Et maintenant (|u"il dort dans sa fosse profonde. Il ne s'informe plus des choses de ce monde; Quand viendra notre tour, je crois (pie, Dieu merci! De même il en sera pour nous autres aussi.

(1) En*rignis iraubpT-grs trcs-fréqiiciilos en Allfm.tgne.

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