‹ Poésies complètes de Malherbe; (volume 2)Chapitre 61 sur 81 · PARAPHRASE DU PSAUME CXLV · texte numérisé non relu

PARAPHRASE DU PSAUME CXLV

IN 'espérons plus, mon âme, aux promesses du mon- Sa lumière est un verre, et sa faveur une onde [de : Que toujours quelque vent empêche de calmer. Quittons ces vanités, lassons-nous de les suivre ;

C'est Dieu qui nous fait vivre,

C'est Dieu qu'il faut aimer.

En vain, pour satisfaire à nos lâches envies,

Nous passons près des rois tout le temps de nos vies

A souffrir des mépris et ployer les genoux.

Ce qu'ils peuvent n'est rien ; ils sont comme nous

Véritablement hommes, [sommes,

Et meurent comme nous.

Ont-ils rendu l'esprit, ce n'est plus que poussière Que cette majesté si pompeuse et si fière Dont l'éclat orgueilleux étonne l'univers ; [nés

Et dans ces grands tombeaux où leurs âmes hautai-

Font encore les vaines,

Ils sont mangés des vers.

Là se perdent ces noms de maîtres de la terre, D'arbitres de la paix, de foudres de la guerre ;

Comme ils n'ont plus de sceptre, ils n'ont plus de flat- Et tombent avec eux d'une chute commune [teurs,

Tous ceux que leur fortune

Faisoit leurs serviteurs.

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