‹ Poésies complètes de MalherbeChapitre 38 sur 53 · PARAPHRASE DU PSAUME CXLV · texte numérisé non relu

PARAPHRASE DU PSAUME CXLV

N'espérons plus, mon âme, aux promesses du monde; Sa lumière est un verre, et sa faveur une onde Que toujours quelque vent empêche de calmer. Quittons ces vanités, lassons-nous de les suivre; C'est Dieu qui nous fait vivre.

C'est Dieu qu'il faut aimer.

En vain pour satisfaire à nos lâchs envies.

Nous passons près des rois tout le temps de nos vies

A souffrir des mépris et ployer les geiwux.

Ce qu'ils peuvent n'est rien; ils sont comme nous sommes.

Véritablement Iwmmes,

Et meurent comme nous.

Ont-ils rendu l'esprit, ce n'est plus que poussière Que cette majesté si potnpeuse et si fière Dont l'éclat orgueilleux étonne l'univers;

Et dans ces grands tombeaux, où leurs àriies Jmutaiuts Font encore les vaines, Ils sont mangés des ver?.

Là se perdent ces noms de maîtres de la terre,

jy arbitres de la paix, de joudres de la guerre;

Comme ils n'ont plus de sceptre, ils n'ont plus de flatteurs;

Et tombent avec eux d'une chute commune

Tous ceux que leur jort une

Faisait leurs serviteurs.

POUR UN GENTILHOMME DE SES AMIS, QUI MOURUT ÂGÉ DE CENT ANSf

N'ATTENDS, passant, que de ma gloire Je te fasse une longue histoire.

Pleine de langage indiscret.

Qui se loue irrite l'envie; Juge de moi par le regret Qu'eut la mort de m'ôter la vie.

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