A MONSIEUR DU MAINE, SUR SES ŒUVRES SPIRITUELLES
SONNET
TU me raiis, du Maine, il faut que je l'avoue. Et tes sacrés discours me charment tellement, Que le monde aujourd'hui ne ni étant plus que boue. Je me tiens profané d'en parler seulement.
Je renonce à l'amour, je quitte son empire. Et ne veux point d'excuse à mon impiété. Si la beauté des deux n'est l'unique beauté Dont on m'orra jamais les merveilles écrire.
Caliste se plaindra de voir si peu durer
La forte passion qui me faisoit jurer
Qu'elle aurait en mes vers une gloire ttcrnelle;
Mais si mon jugement n'est point hors de son lieu.
Dois- je estimer l'ennui de me séparer d'elle.
Autant que le plaisir de me donner à Dieu?
iS