‹ Poésies complètes de ParnyChapitre 100 sur 106 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

. Vont s’augmenter de vos chagrins ?

Malgré les dieux et les humains, Je le vois, nos cœurs sont fidèles.

Objet du plus parfait amour, Unique charme de ma vie, O maîtresse toujours chérie, Faut-il te perdre sans retour!

Ah ! faut-il que ton irconstance Ne te donne que des tourments | Si du plus tendre des amants La prière a quelque puissance Trahis mieux tes premiers serments; Que ton cœur me plaigne et m'oublie.

Permets à de nouveaux plaisirs D’effacer les vains souvenirs Qui causent ta mélancolie.

J'ai bien assez de mes malheurs.

J'ai pu supporter tes rigueurs, Ton inconstance, tes froideurs, Et tout le poids de ma tristesse ; Mais je succombe, et ma tendresse Ne peut soutenir tes douleurs.

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