‹ Poésies complètes de ParnyChapitre 99 sur 106 · ÉLÉGIE VIII · texte numérisé non relu

ÉLÉGIE VIII

Par cet air de sérénité,

Par cet enjoûment affecté,

D'autres seront trompés peut-être ; Mais mon cœur vous devine mieux, Et vous n’abusez point des yeux Accoutumés à vous connaître.

L'esprit vole à votre secours,

Et, malgré vos soins son adresse Ne peut égayer vos discours;

Vous souriez, mais c’est toujours Le sourire de la tristesse.

Vous cachez en vain vos douleurs ; Vos soupirs se font un passage ; Les roses de votre visage

Ont perdu leurs vives couleurs :

Déjà vous négligez vos charmes ; Ma voix foit naître vos alarmes :

Vous abrégez nos entretiens ;

Et vos yeux noyés dans les larmes Evitent constamment les miens.

Ainsi donc mes peines cruelles

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