LIVRE IV
Que tu verses sur ma blessure.
Du tronc qui nourrit sa vigueur La branche une fois détachée Ne reprend jamais sa fraîcheur ; Et l’on arrose en vain la fleur, Quand la racine est desséchée.
De mes jours le fil est usé; Le chagrin dévorant a flétri ma jeunesse:
Je suis mort au plaisir, et mort à la tendresse. Hélas! j'ai trop aimé; dans mon cœur épuisé Le sentiment ne peut renaître.
Non, non; vous avez fui, pour ne plus reparaitre, Première illusion de mes premiers beaux jours, Céleste enchantement des premières amours | O fraicheur du plaisir | ô volupté suprême!
Je vous connus jadis, et dans ma douce erreur, J'osai croire que le bonheur Durait autant que l’amour même.
Mais le bonheur fut court, et l'amour me trompait. L'amour n’est plus, l'amour est éteint pour la vie ; Il laisse un vide affreux dans mon âme affaiblie : Et la place qu’il occupait Ne peut jamais être remplie.
#4 4: EL L d À :
À et ve Ju 4 = « !