‹ Poésies complètes de ParnyChapitre 3 sur 106 · CHANT PREMIER · texte numérisé non relu

CHANT PREMIER

ARGUMENT

Le Saint-Esprit est l'auteur de ce poème. Arrivée des dieux du christianisme dans le ciel. Colère des dieux du paganisme apaisée par Jupiter. Ils donnent un dîner à leurs nouveaux confrères. Im-

de la Vierge Marie. Insolence d'Apollon.

lANS ce temps-là, frères, de l'Evangile

Frappe mes yeux ; des parfums inconnus Sont tout à coup dans les airs répandus:

En même temps d’une voix étrangère

Je crois entendre et j'entends les doux sons.

Je me retourne, et sur mon secrétaire

Je vois perché le plus beau des pigeons.

A cet éclat, à cette voix divine,

Sur mes genoux je tombe, je m'incline,

Et dis : « Seigneur, que voulez-vous de moi?

— En vers dévots il faut chanter ma gloire ; I1 faut chanter notre antique victoire,

Et des Français corroborer la foi.

— Hélas! Seigneur, à cette œuvre sublime D'autres auraient un droit plus légitime.

De vos combats, de vos exploits divers, Quoique dévot, j'ai peu de connaissance :

Le temps d’ailleurs corrige les travers ;

Et j'ai sans peine abjuré prose et vers.

— Je le sais bien, mais à ton impuissance Je suppléerai : recueille tes esprits,

Sois attentif; je vais dicter, écris. »

Sans examen je dois donc tout écrire.

Si dans mes vers se glissent quelquefois Des traits hardis, étrangers à ma lyre,

On aurait tort d’en accuser mon choix; La faute en est à celui qui m'inspire.

En vérité, frères, je vous le dis :

De Jupiter on célébrait la fête, Les dieux divers, grands, moyens et petits, Devant son trône ayant courbé leur tête, Dinaient au ciel, et de leur souverain Ils partageaient le délicat festin.

Leur nourriture est friande et légère.

Quelques Eurus envoyés sur la terre Leur apportaient le parfum des autels ; Sur des plats d’or on mangeait l’ambroisie, Et l’on buvait dans l’agate polie Ce doux nectar qui fait les immortels:

Comme ils buvaient, arrive à tire d’aile L'oiseau divin qui porte Jupiter.

« Maître, dit-il, dans les plaines de l'air, Placé par toi, je faisais sentinelle.

Mes yeux sont bons: ils ont vu tout là-bas Des étrangers d’assez mince apparence, Au maintien humble, aux cheveux longs et plats Baissant leurs fronts jaunis par l’abstinence, Marcher sans bruit, de côté, pas à pas, Les mains en croix sur leur maigre poitrine, Et par milliers franchir à la sourdine Le mur sacré qui cerne tes états.

— Partez, Mercure, allez les reconnaître, Dit Jupiter, et sachez leurs desseins. »

Minerve alors : « Ces gens-là sont peut-être De nouveaux dieux, devenus nos voisins.

— Le croyez-vous, ma fille ? — Je le crains.

À nos dépens l’homme commence à rire, Et nos excès prêtent à la satire :

Nous vieillissons, je le dis sans détour :

Notre crédit baisse de jour en jour ; Je crains Jésus. — Fi donc? ce pauvre diable, Fils d’un pigeon, nourri dans une étable, Et morten croix, serait dieu? — Pourquoi non — Le plaisant dieu! — Plus il est ridicule, Mieux il convient à l’espèce crédule Chez qui tout prend, excepté la raison.

Sa loi d’ailleurs aux tirans est utile, De l'esclavage elle rive les fers :

De Constantin la politique habile L’adoptera ; malheur à l'univers ! »

On va très-vite alors qu’on a quatre ailes :

Voilà Mercure, il entre et sur son front On lit déjà de fâcheuses nouvelles.

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«Ge sont des dieux. Se peut-il ? Quel affront! __ Ge sont des dieux bien reconnus, vous dis-je, Chez les Romains plus que nous en crédit.

Sans dignité, sans grâce et sans esprit, Leur prompt succès me paraît un prodige.

J'ai lu pourtant leur brevet sur vélin En bonne forme, et signé Constantin.

Par cet écrit, Jupiter, on t’'engage À respecter Jésus-Christ et sa cour, Et la moitié du céleste séjour De ce faquin doit être l'apage. »

Au dernier mot de ce fâcheux récit, De toutes parts s'élève un cri de rage:

Tombons sur eux! Au combat! Au carnage!

Ils y couraient : mais calme en son dépit, En se levant, leurmaître formidable Fronce deux fois son sourcil redoutable.

Le vaste Olympe aussitôt s’ébranla; Les tapageurs, immobiles et blêmes, Baissaient les yeux ; le plus hardi trembla, Et ses genoux se plièrent d'eux-mêmes.

« Vous le voyez, leur dit l’'Olympien D'un air content, Jésus ne m’ôte rien; J'ai conservé ma puissance première :

Je règne encore ; et malgré les jaloux, De mon sourcil la force est bien entière.

Modérez donc un imprudent courroux.

Plus sage qu'eux, parlez, belle Minerve.

Expliquez-vous sans crainte et sans réserve.

— Vous le savez, l’homme fait les faux dieux, Et les défait au gré de son caprice, Dit la déesse il faut donc dans les cieux Que Jésus-Christ librement s’établisse.

Paint de combats, notre effort impuissnat

Affermirait son empire naissant:

Le mépris seul nous en fera justice. »

De Jupiter c'était aussi l'avis.

Il ordonna qu’on laissât sans obstacle Les dieux chrétiens placer leur tabernacle, Et s'arranger dans leur beau paradis.

« Il faut du moins les voir etles connaître, Dit Apollon. Si j'en crois les propos, Nous avons là d’assez tristes rivaux, Heureux pourtant, aujourd’hui nos égaux, Et qui demain nous supplantent peut-être.

Sachons leurs mœurs,leurs allures, leur ton.

Et leurs défauts. Ici la table est prête : Que Jupiter par un message honnête, Leur offre à tous un diner sans facon.

Vousen rirez, et le rire est si bon!

Tout parvenu d’ailleurs est susceptible.

En qualité de premiers possesseurs, De cet Olympe, hélas! trop accessible, Il nous convient de faire les honneurs A ce discours qui flattait sa rancune. »

De l’auditeur la malice applaudit, De Jupiter la gravité sourit.

Il haïssait le Christ et sa fortune, Autant qu’un autre il était curieux ; . Mercure donc interroge ses yeux, Part comme un trait etles bravo le suivent.

Une heure après les conviés arrivent.

Etaient-ils trois ou bien n’étaient-ils qu’un? Trois en un seul ; vous comprenez, j’espèré ? Figurez-vous un vénérable père, Au front serein, à l’air un peu commun, : Ni beau, ni laid, assez vert pour son âge, Et bien assis sur le dos d’un nuage ;

Blanche est sa barbe ; un cercle radieux S’arrondissait sur sa tête penchée.

Un taffetas de la couleur des cieux Formait sa robe: à l'épaule attachée, Elle descend en plisnombreux et longs, Et flotte encor par-delà ses talons.

De son bras droit à son bras gauche vole Certain pigeon coiffé d’une auréole, Qui desa plume étalant sa blancheur, Se rengorgeait de l’air d'un orateur.

Sur ses genoux un bel agneau repose, Qui bien lavé, bien frais, bien délicat, Portant au cou ruban couleur de rose, De l’auréole emprunte aussi léclat.

Ainsi parut le triple personnage.

En rougissant la Vierge le suivait, Et sur les dieux accourus au passage Son œil modeste à peine se levait.

D’anges, de saints une brillante escorte Ferme la marche, et s'arrête à la porte.

L'Olympien à ses hôtes nouveaux De compliments adresse quelques mots Froids et polis. Le vénérable Sire Veut riposter, ne trouve rien à dire, S’incline, rit et se place au banquet.

L’agneau bêla d’une façon gentille.

Mais le pigeon, l’esprit de la famille, Ouvre le bec et son divin fosset A ces païens psalmodie un cantique Allégorique, hébraïque et mystique.

Tandis qu’il parle, avec étonnement On se regarde ; un murmure équivoque, Un ris malin que chaque mot provoque, Mal étouffés, circulent sourdement.

Le Saint-Esprit, qui pourtant n’est pas bête, Rougit, se trouble, et tout court ils’arrête. De longs bravo, des battements de main, Au même instant ébranlèrent la salle :

« Voilà, dit-on, la pompe orientale ;

la

Quel choix ! Quel goût ! Ces vers-là sont divins. »

Le bon pigeon qui sentait l'ironie, Attribuant son désastre à l'envie.

Dissimula sa haine et son humeur.

Il poussait loin l’amour-propre d’auteur.

Le dîner vient ; exquise était la chère; Et l’abstinence aux chrétiens familière Des conviés redoublait l’appétit, L’un dévorait. La gentille échansonne, Qu’on nomme Hébé, malignement sourit, Et de nectar à coups pressés l’entonne. Le doux Jésus, qu’on sollicite en vain, Honteux, gêné, ne regardant personne, Croyant de plus que le bon ton ordonne De peu manger, répond : Je n’ai pas faim.

L'auteur tombé, par esprit de vengeance, En mangeant bien prend un air dédaigneux, Et du dégoût affectant l'apparence, Il semble dire: on pourrait dîner mieux.

Junon, Vénus, et d’autres immortelles, Qui de leur rang affichaient trop d’orgueil, Daignaient à peine honorer d’un coup d’œil Ces dieux bourgeois, et chuchotaient entr’elles. Impoliment elles tournaient le dos, Et se moquaient de la brune Marie, Son embarras, son air de modestie, Servaient de texte à leurs malins propos.

Qu’une fillette au village élevée, Et dans Paris par le coche arrivée,

A Tivoli, qu’elle ornera si bien,

Vienne montrer sa beauté pure et fraîche,

Son teint vermeil emprunté de la pêche,

Ses traits charmants et son gauche maintien,

Les connaisseurs l’entourent et la suivent ;

Mais à grand bruit nos sultanes arrivent,

Jettent sur elle un coup d’œil méprisant,

Et leur dépit se console en disant :

« Fi donc ! elle est sans grâce, sans tournure ;

Quel air commun ! quelle sotte coiffure !.»

Belle Marie, au Tivoli des cieux

Ainsi parlaient tes rivales altières :

Mais, n’en déplaise à ces juges sévères,

De grands yeux noirs, doux et voluptueux,

Des yeux voilés par de longues paupières,

Quoique baissés sont toujours de beaux yeux.

Sans qu’elle parle une bouche de rose

Est éloquente, et même on lui suppose

Beaucoup d'esprit. De pudiques tétons

Bien séparés, bien fermes et bien ronds,

Et couronnés par une double fraise,

Chrétiens ou Juifs pour celui qui les baise,

N’en sont pas moins de fort jolis tétons.

Ainsi les dieux se disaient: « La petite

Est très-gentille, et ne s'en doute pas.

Ne pourrait-on de cette Israélite

Déniaiser les novices appas?

Pour s'amuser, qu’Apollon l’entreprenne ;

D'une passade elle vaut bien la peine. »

Mais Apollon chantait alors des vers

Dignes du ciel: cent instruments divers

Accompagnaient sa voix pure et sonore.

On vit après la vive Terpsichore,

La fraîche Hébé, les Grâces et l'Amour,

Dans un ballet figurer tour à tour.

La sainte Vierge, au spectacle attentive, Ne cache point son doux ravissement ; Eile applaudit, et sa bouche naïve Laisse échapper deux mots de compliment.

Ce n’est pas tout: la modeste Marie, S’apercevant qu’on la trouve jolie, Qu’avec plaisir Apollon l’écoutait, Et qu’auprès d'elle en cercle on s’arrêtait, Par le succès justement enhardie, Avec esprit aux païens répondait.

Certain motif, que sans peine on devine, La fait sortir : la courrière divine, Sachant pourquoi, la guide poliment, Et de Vénus ouvre l'appartement.

Mais soit dessein, soit hasard, la traîtresse Ferme la porte, et seulette la laisse.

La vierge sainte, à l’aspect imprévu, A la beauté de ce charmant asile, Reste longtemps de surprise immobile.

Je le conçois ; elle n’a jamais vu Que l’atelier obscur et misérable De son époux, son village et l’étable Où sur la paille elle accoucha d’un dieu.

De sa surprise elle revient un peu:

Au cabinet d’abord elle s’avance :

Pour elle il s'ouvre, et présente à ses yeux De belle agate un vase précieux, De forme ovale et doré sur son anse.

Ne cassons rien, dit-elle en remettant Le meuble heureux qu’elle prit un instant.

Avec lenteur alors elle traverse D’appartements une suite diverse, De grands salons richement décorés,

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De frais boudoirs au plaisir consacrés.

Le goût y règne et non la symétrie.

Des pots épars, des corbeilles de fleurs,

Le nard etl’ambre et surtont l’ambroisie, Parfument l’air de suaves odeurs.

Remarquant tout, notre Vierge imprudente Voit de Cypris la tunique élégante,

Les brodequins, le voile précieux,

Le réseau d’or qui retient ses cheveux,

Et sa guirlande et sa riche ceinture.

Elle se dit : une telle parure

Doit embellir : elle me siérait bien :

Essayons-la ; d’un moment c’est l'affaire :

Personne ici ne viendra me distraire,

Oh! non, personne, et je ne risque rien.

C'était pour elle un difficile ouvrage ;

De la toilette elle avait peu l’usage ;

Le temps pressait d’ailleurs, et gauchement Elle ajusta ce nouveau vêtement. | Elle interroge une glace fidèle | Qui lui répond : Vénus n’est pas plus belle. | Se regardant et s’admirant toujours,

Elle disait, mais tout bas : « Les Amours Peut-être ici me prendraient pour leur mère. » Et des Amoursla cohorte légère

Soudain se montre et l'entoure, et lui dit :

« Jeune maman, par quelle heureuse adresse À vos attraits ajoutez-vous sans cesse ? »

D'étonnement d’abord elle rougit,

Puis se rassure, et tendrement sourit

À ces enfants qui l’avaient alarmée.

L'un sur ses mains verse l’eau parfumée Qu'un autre essuie, ils sèment sur ses pas

Le frais Jasmin et la rose nouvelle ;

Puis avec grâce ils unissent leurs bras, Et sortent tous en chantant : Qu'elle est belle! De la louange on sait que le poison

Est très actif : cette scène imprévue

De notre sainte enivre la raison.

Pour s'achever, elle porte la vue

Sur des tableaux où la tendre Cypris Faisait un dieu de son cher Adonis.

Des voluptés la dangereuse image Trouble ses sens ; une vive rougeur,

Qui n’était plus celle de la pudeur,

A par degré coloré son visage.

Elle entre alors dans un dernier boudoir Où des coussins, d’une pourpre éclatante, Formant un lit, invitaient à s'asseoir.

Elle fait mieux, et s’y couche. Imprudente | Levant des yeux languissants et distraits, Avec surprise elle voit ses attraits,

Son attitude et ses grâces nouvelles, Multipliés par des miroirs fidèles.

Elle sourit ; elle ouvre ses beaux bras,

Ne saisit rien, soupire, et dit tout bas:

« Jeune Panther, objet de ma tendresse, Que n’es-tu là ! ton heureuse maîtresse, Ainsi vêtue, enchanterait tes yeux ;

Ce lit pour nous serait délicieux. »

On entre. O ciel! c’est le dieu du Parnasse.

Pour se leverelle fait un effort ;

Sur les coussins Apollon la replace;

Ses mains il baise et dit avec transport:

« Ne fuyez pas, 6 reine d’Idalie |

J'ai quelques droits et vous voiià si bien!

— Hélas ! monsieur, je m'appelle Marie, Et non Vénus : laissez-moi, je vous prie,

Laissez-moi donc. — Oh! je n’en ferai rien; Impunément on n’est pas aussi belle.

C’est Vénus même, ou c’est encor mieux qu’elle. — Je vais crier. Tout comme il vous plaira ;: Mais à vos cris ici l’on entrera :

Votre costume est païen, l’on rira ;

Peut-être aussi quelqu'un se fâchera.

Se plaindre un peu, menacer sans colère, Beaucoup rougir, c’est en pareille affaire

Tout ce qu’on peut et tout ce qu’on doit faire. »

Point de réplique à ce sage discours.

Baissant les yeux, déjà faible et tremblante, Déjà vaincue, elle combat toujours.

Mais tout à coup une bouche insolente Vient séparer ses lèvres de corail,

Et de ses dents baise le blanc émail.

Sur les coussins, malgré son vain murmure, Le dieu pressant la pousse avec douceur ; Un long soupir s'échappe de son cœur,

Et ce soupir disait : Quelle aventure!

Les dieux font bien et font vite. Apollon Dans ses transports conservait sa raison:

Pour notre sainte il craignait le scandale.

Sacrifiant le reste de ses feux,

Il sortit donc, rajusta ses cheveux,

Et d’un air froid il rentra dans la salle.

Dans ce moment, Terpsichore attachait Tous les regards. La craintive Marie Vermeille encor, de moitié plus jolie, Parut enfin au dernier coup d’archet.

Le beau pigeon gonflé de jalousie, Selève et dit au modeste papa,

Qui sans plaisir avait vu tout cela :

« Qu’attendez-vous ? la séance est finie ;

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Voici bientôt l’heure de l’angelus, Allons-nous-en, et ne revenons plus.»

Allons-nous-en, répète le bon père ; Allons-nous-en, répète aussi Jésus, Et par un signe il avertit sa mère.

De s’en aller elle eut quelque chagrin.

La nouveauté de ce banquet divin, Le chant, la danse et les tendres fleurettes Qui chatouillaient ses oreilles discrètes, L’avaient séduite, et son goût se formait.

D'un certain dieu l’audace peu commune Lui déplut fort ; mais, douce ct sans rancane, Au paganisme elle s'accoutumait.

Pendant la route elle en parlait sans cesse.

Le père donc lui dit avec simplesse :

« Ma chère enfant, peut-être que j'ai tort :

Mais d’Apollon la musique m'endort.

Je n’entends rien à cette mélodie.

I] aurait dû nous donner du plain-chant, Cela vaut mieux : quant à leur poésie, Le Saint-Esprit n’en est pas très-content.

« On peut m'en croire, elle est faible et commune, Dit le pigeon; pas un mot des serpents; Tousles lions y conservent leurs dents :

On n’y voit point le soleil et la lune Danser ensemble et soudain s’abimer, Ni du Liban les cèdres s’enflammer.

— Des grands ballets la beauté me fatigue, Disait Jésus ; et ces chaconnes-là Ne valent pointle menuet, la gigué, Que l’on dansait aux noces de Cana. »

La Trinité, discourant de la sorte, Au paradis rentre avec son escorte:

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