‹ Poésies complètes de ParnyChapitre 33 sur 106 · TABLEAU VI · texte numérisé non relu

TABLEAU VI

Sous des ombrages solitaires, Devant un Satyre effronté, Fuyait avec rapidité

La plus timide des bergères.

Au loin elle aperçoit Myrtis :

« À mon secours le ciel t’envoie, Jeune inconnu défend Naïs. »

Le Satyre lâche sa proie.

La bergère à son protecteur Sourit, mais conserve sa peur.

« Bannis tes injustes alarmes, Dit-il, je respecte tes charmes, Viens donc : du village voisin Je vais t’indiquer le chemin. »

Elle rougit, et, moins timide,

À pas lents elle suit son guide.

Mais elle entend un bruit lointain:

Du berger elle prend la main, Et dans ses bras cherche un asile, Discret, il demeure immobile, Et n'ose presser ses appas.

Elle voyait son doux martyre.

Le bruit cesse ; Myrtis soupire, Et Naïs reste dans ses bras.

LES DÉGUISEMENTS

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