‹ Poésies complètes de ParnyChapitre 48 sur 106 · TABLEAU XXIV · texte numérisé non relu

TABLEAU XXIV

Myrtis devant Junon s'incline.

Un diadème radieux,

De pourpre un manteau précieux, Un sceptre dans sa main divine, Annoncent la reine des cieux.

Au juge que sa voix rassure Elle abandonne sa ceinture

Et ses superbes vêtements :

Sans voiles et sans ornements, La nudité fait sa parure.

Alors sur des coussins épais Que l’or et la perle enrichissent, Et qui légèrement fléchissent, Le berger place ses attraits.

Ses regards troublent la déesse.

Elle soupçonne de Pallas

La ruse et la douce faiblesse ;

A Myrtis elle ouvre ses bras, Sourit de sa vive caresse,

Et prudente elle répétait :

« On me croit sage ; sois discret. »

LES DÉGUISEMENTS

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